Mercredi 3 février 2010
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illustration/caricature: site internet YAGG.COM
Fermeture du centre de Poissy, nous sommes engagés dans ce combat !
Pour Guillaume Balas, 2e de la liste Huchon 2010 à Paris, les chiffres contenus dans le rapport de l’IGAS remis aujourd’hui à Madame la Ministre Bachelot confirment malheureusement l’état
inquiétant de l’accès à la contraception et à l’IVG en France. Chaque année, ce sont encore 200.000 femmes qui ont recours à l’interruption volontaire de grossesse, dont 14.000 mineures ; 40% des
femmes y ont recours à un moment donné de leur vie. En Ile-de-France, l’accès à l’IVG est de plus en plus difficile et l’IGAS y dénonce des « goulots d’étranglement préoccupants ».
Cet état des lieux vient rappeler le Gouvernement à ses responsabilités et souligne l’iniquité de la loi Bachelot "Hôpital, Patients, Santé, Territoires" adoptée en juillet dernier par la droite,
qui organise le démantèlement des structures pratiquant les interruptions volontaires de grossesse. Fermeture de Centres IVG dans toute l'Ile-de-France, absorption dans d’autres services, réduction
des effectifs, disparition de consultations, délais de plus en plus longs pour les rendez-vous qui atteignent 3 à 4 semaines pour nombre d’hôpitaux, refus de la prise en charge en particulier des
mineures et des étrangères sans papiers, quota d'IVG, sont la traduction concrète de cette politique pour les usagères. Cette réorganisation constitue un recul inquiétant pour les droits des
femmes. La loi Veil de 1975 impose pourtant à chaque établissement hospitalier de disposer d’un centre d’orthogénie.
En Ile-de-France, ce ne sont pas moins de 4 centres IVG qui ont été fermés du fait de cette loi : Jean-Rostand à Ivry-sur-Seine, Tenon à Paris 20e, Broussais à Paris 14e, et celui de Poissy
dans Yvelines. Ces fermetures interviennent alors que le secteur privé se désengage de cette activité jugée non rentable. Le nombre d’IVG pratiquées en Ile-de-France a reculé de 14, 8%
entre 2006 et 2008, avec 47.910 IVG réalisées à cette date dans la région, selon la statistique annuelle des établissements de santé (SAE).
Alors que le Gouvernement, sous couvert d’impératifs économiques et dans une logique de rentabilité, s’attaque au droit élémentaire et fondamental pour les femmes à choisir et maitriser leur
maternité, Jean-Paul Huchon s’engage lui à renforcer l’action de la Région Ile-de-France en faveur de l’accès aux droits à la contraception et à l’IVG.
Depuis 2007 Le Conseil régional d’Ile-de-France présidé par Jean-Paul Huchon mène avec le planning familial une campagne d’information sur les questions de sexualité, contraception et avortement
soutenue par l’ANCIC, la CADAC et le MFPF. Le Conseil régional soutient une plateforme téléphonique d’information assurée par le MFPF fonctionnant de 9h30 à 19h pour répondre aux demandes
d’informations et questionnements des Franciliennes et Franciliens. Depuis 2006, il a également investi 1,115 million d’euros dans l’acquisition d’échographes pour les services de
gynécologie-obstétrique des hôpitaux et les centres du planning familial, soit 30 appareils financés.
Pour faire face à l’aggravation des conditions d’accès aux soins en matière d’avortement dans les hôpitaux publics et à la dégradation des conditions d’accès, d’accueil, et des soins qui en
découlent, le candidat Jean-Paul Huchon s’engage non seulement à poursuivre l’accompagnement des centres du Planning familial, des associations de sensibilisation et des centres IVG, mais aussi de
créer dès la rentrée 2010, un Pass contraception qui permettra d’accéder à une consultation médicale gratuite, à tous les modes de contraception et, si nécessaire, à des analyses médicales.