Séance plénière de novembre 2011 / Création de la SEM Energie : vers un service public de l’énergie en Île-de-France
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- Categorie : Actualité régionale Publié le Lundi 05 Decembre 2011
La séance plénière du Conseil régional des 17 et 18 novembre a été marquée par la création d’un opérateur énergétique public francilien, un projet auquel les socialistes de la Région Île-de-France sont très attachés.
La création d’une Société d’Économie Mixte (SEM) était inscrite au Plan régional Climat adopté par la majorité régionale en juin 2011. Elle répond au double enjeu de la rénovation énergétique des logements et de la production d’énergies renouvelables.
Élaborées en concertation avec les collectivités locales et pensée au service des Franciliens, cette SEM sera dotée de 15 millions d’Euros pour lancer son activité et apporter une expertise gratuite à ses clients. Ce capital sera complété par les apports des collectivités locales et des partenaires privés. La Région ambitionne d’obtenir la participation d’une quinzaine de collectivités territoriales.
C’est donc un outil innovant dans ses applications qui vient d’être voté par la majorité régionale. Le groupe socialiste a souhaité que ce soit une approche globale, et donc sociale, qui préside à la définition des missions de la SEM, afin de développer l’emploi, tout en s’engageant pour la réduction des émissions de gaz à effets de serre.
La SEM pourra ainsi engager des actions concrètes pour lutter contre la « précarité énergétique » qui oblige aujourd’hui 330 000 ménages franciliens à dépenser plus de 10% de leurs revenus dans des factures de chauffage.
Pour les élus socialistes, la lutte contre la précarité énergétique répond à un impératif social. En effet, les dépenses en chauffages sont d’autant plus lourdes à assumer qu’elles concernent des ménages très modestes.
Les Franciliens pourront accéder au « tiers financement », qui consiste à amorcer le financement nécessaire au montant des travaux engagés et à accompagner le bénéficiaire en plafonnant son remboursement à un montant inférieur à l’économie d’énergie réalisée.
Sur ces bases, la SEM devrait permettre la rénovation thermique de 2 500 logements et pourrait participer au capital de 6 à 8 projets de production de chaleur (géothermie, méthanisation et biomasse) et de production d’électricité verte (cogénération biomasse, éolien).
L’intervention d’Aurore Gillmann en séance plénière :
Séance nov. 2011 : Création de la SEM Energie par Groupe-socialiste-IDF



